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Sommaire de la rubrique " Santé "

 

* La prise en charge des personnes âgées en établissement (03 mai 2012)

 

* La prise en charge des personnes âgées en établissement, quel accompagnement ? (14 février 2012)

 

* Médiator : l'UFC-Que Choisir siège à l'ONIAM (15 octobre 2011)

 

* Médiator et valvulopathie : les experts établissent le lien de causalité (17 juillet 2011)

 

* Prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées. Pour un nouveau schéma de financement. (11 mai 2011)

 

* STOP - Médicaments dangereux (28 mars 2011)

 

* Consultation d'un généraliste à 23,50 € : un numéro d'illusionniste ! (12 février 2011)

 

* Médiator : Nos conseils aux victimes potentielles (10 février 2011)

 

* Communiqué : Pour un fonds d'idemnisation des victimes du Médiator (18 janvier 2011)

 

* Communiqué de presse : Médiator, symptôme d'une organisation malsaine du médicament à réformer de toute urgence ! (13 janvier 2011)

 

* Obésité infantile (07 décembre 2010)

 

 

 

 

La prise en charge des personnes âgées en établissement (03 mai 2012)

Compte rendu de la journée du 16 mars 2012

 

La commission santé, de l’AL de Brest de l’UFC QUE CHOISIR, a organisé le 16 mars 2012 une journée d’information et de débat sur le thème « La prise en charge des personnes âgées en établissement ».
La matinée était consacrée aux autorités administratives : ARS (Agence Régionale de Santé), Conseil Général puis aux professionnels : directeur de maison de retraite, cadre de santé, présidente de l’UGECAM. Tandis que l’après-midi était réservée au point de vue des familles et des associations.

 

>>>> Lire le compte rendu

 

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La prise en charge des personnes âgées en établissement, quel accompagnement ? (14 février 2012)

Entre humanité et technicité – journée de réflexion

 

Où et quand ? :

UFC Que Choisir Brest

6, Rue Pen Ar Créach

29200 BREST

 

Vendredi 16 mars 2012

 

PROGRAMME :

 

9 h 30 : ouverture de la journée

Présentation de la politique vieillesse sur le département

 

9 h 45 : Intervention de M. BOURDON – ARS –

  • Présentation de l’ARS

  • Ses priorités

  • Les financements

  • Le contrôle des établissements

Débat

 

10 h 30 : Intervention du Conseil Général

  • Le schéma gérontologique

  • Le couvert départemental

  • Les priorités

  • Le financement

  • Le budget dépendance

Débat

 

11 h 15 : EHPAD – Table ronde : - M. GUEVEL, directeur EHPAD – Mme PLOUVIN, cadre de santé, - Mme CABON, présidente UGECAM.

  • L’entrée en établissement (le choix, le prix)

  • Le suivi médical (les collaborations entre médecin traitant, établissements de soin, etc)

 

12 h 30 : FIN de la matinée.

 

-----------------------------------

 

14 h 00 : Le point de vue des familles et des résidents.

 

Table ronde : - Mme LE GALL, FNAPAEF29 – Mme KERHERVE, ADMD – Un représentant du CVS.

  • Le lien avec les familles

  • La fin de vie.

 

16 h : FIN

 

Bulletin d'inscription

Plan

Entrée Libre

 

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Mediator : l’UFC-Que Choisir siège à l’ONIAM (15 octobre 2011)

 

La fédération de l’UFC-Que Choisir siège au Conseil d’orientation de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). Il veille à ce que le contribuable ne soit pas appelé à « contribuer » dans cette affaire. Quant à la procédure engagée au Tribunal de Grande Instance de Paris, elle avance bien.

 

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Mediator et valvulopathie : les experts établissent le lien de causalité (17 juillet 2011)

 

La Commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux de Lyon (CRCI) a fait plancher ses experts durant un an et demi sur le cas d’une patiente. Celle-ci, âgée de 64 ans, est essoufflée en jardinant. Elle a pris du Mediator de septembre 2006 à janvier 2010, à raison d’un, puis deux, puis trois comprimés par jour. Elle souffre d’une valvulopathie aortique (une fuite de cette valve), alors qu’en 2004 les examens cardiaques ne décelaient pas cette atteinte. En février 2010 elle demande l’avis de la CRCI de Lyon, car elle se doute que le dysfonctionnement de sa valve aortique est lié au Mediator des Laboratoires Servier. Conclusion des experts (indépendants) : « À partir des éléments qui nous ont été fournis, nous n'avons pas trouvé de cause pouvant expliquer la survenue de cette pathologie en dehors de la prise de Mediator.»

 

L’avis positif rendu par les professeurs Rouzioux, Obadia, Touboul et Mazenod est une première, une « jurisprudence » en quelque sorte. Car, comme pour 90 % des patients, l’atteinte valvulaire expertisée dans ce premier cas est modérée. Environ 50 autres expertises similaires sont en cours.

 

La patiente expertisée va, bien entendu, demander une réparation sous forme d’indemnisation. À ce sujet, la création d’un fonds spécial après l’été devrait faciliter les choses. L’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) fera expertiser les dossiers par un groupe de spécialistes présidé par un magistrat. Il établira la gravité des atteintes et la responsabilité du Mediator. Le cas échéant, les Laboratoires Servier devront, sous trois mois, proposer une indemnité à la victime. En cas de carence ou de proposition inadéquate, la victime s’adressera à l’Oniam qui l’indemnisera. L’Office se retournera judiciairement vers Servier pour se faire rembourser, avec une pénalité de 30 % à la clé.


(d’après le Figaro, 15 juin 2011)

 

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Prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées. (11 mai 2011)
Pour un nouveau schéma de financement.

 

Avant la remise au gouvernement du rapport sur le financement de la dépendance, L’UFC-Que Choisir rend publiques ce jour son étude et ses propositions relatives à la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées, afin d’apporter une réponse concrète et durable aux restes à charge insupportables subis par les ménages.

 

Aujourd’hui, 1,2 million de personnes âgées dépendantes font face à un reste à charge, toutes aides déduites, qui peut dépasser 1000 € par mois à domicile, et 2000 € en établissement spécialisé. Si de tels montants sont supportables sur de courtes périodes, tel n’est pas le cas pour les épisodes longs de dépendance. Sur la durée totale de la perte d’autonomie, les conséquences financières peuvent ainsi être colossales, en moyenne 67 000 € à domicile, et jusqu’à 140 000 € en établissement (1) ! Malgré un cadre budgétaire contraint, réduire le reste à charge des ménages, et ainsi rendre leur indépendance financière aux personnes âgées, est donc une impérieuse nécessité. Mais attention aux fausses bonnes idées !

 

Un recours accru aux assurances dépendance, comme le réclament de nombreuses voix dont les rapports parlementaires Vasselle et Rosso-Debord, serait trop simpliste et contre-productif. En effet, l’analyse par l’UFC-Que Choisir des 8 principaux contrats d’assurances privées est accablante. Ils sont illisibles (jusqu’à 30 pages, avec des termes employés et des structures variables) et imprévisibles. Pire, l’exemple américain (1er marché de l’assurance au monde) souligne que moins de la moitié des cotisations perçues reviennent aux assurés, taux beaucoup plus faible que dans l’assurance santé (jusqu’à 75 %).

 

Ces éléments plaident pour un cantonnement de l’assurance dépendance à un rôle subsidiaire, et pour une régulation du marché. La protection du consommateur passe par une ouverture à tous des contrats d’assurance dépendance, sans sélection médicale, et par la mise en œuvre notamment d’un plafond d’augmentation des cotisations et d’une indexation automatique des garanties, a minima sur l’inflation.

 

Attachée aux principes de solidarité et d’humanité de la prise en charge, l’UFC-Que Choisir privilégie le maintien d’un financement public, mieux ciblé afin de tenir compte d’une réalité trop souvent oubliée : la dualité des épisodes de dépendance (courts/longs), qui exige un dispositif d’aide évolutif. Dans ce cadre, l’UFC-Que Choisir propose un système protecteur et autofinancé : le bouclier dépendance.

 

Tout en maintenant le dispositif d’aide actuel (APA, réductions d’impôt) pour les épisodes courts, le « bouclier dépendance » assurerait aux personnes souffrant de dépendances plus longues une augmentation significative de l’aide publique, une fois atteint un certain seuil de dépenses personnelles (2), pour que le reste à charge soit alors plafonné au revenu courant de la personne dépendante.

 

Le coût de cette mesure, qui concernerait jusqu’à 340 000 personnes, resterait contenu à 2 milliards d’euros par an, et pourrait être aisément financé par l’abandon de dispositifs fiscaux dérogatoires (CSG réduite et abattement de 10 % sur le revenu imposable pour les retraités) et la recherche d’une plus grande efficience du système de prise en charge. Au total, les ressources budgétaires nouvelles pourraient potentiellement atteindre 5,9 milliards d’euros.

 

Sur la base de ce constat, l’UFC–Que Choisir intervient auprès du groupe de travail et du gouvernement, pour la mise en place de ce bouclier dépendance et la régulation du secteur de l’assurance dépendance, cantonné à un rôle subsidiaire.

 

(1) Pour une durée moyenne de dépendance de 4 ans
(2) Variable selon les revenus et le patrimoine

 

Retrouvez l'étude et des propositions de l'UFC-Que Choisir sur le thème "Prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées : pour un nouveau schéma de financement" en cliquant ici.

 

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STOP – Médicaments dangereux (28 mars 2011)

 

Le mensuel « Que Choisir Santé » d’avril (n° 49) publie la liste de 31 médicaments à éviter, dont 8 sont particulièrement dangereux. Ceux-ci sont : Actos (diabète), Arcoxia (arthrose, rhumatologie), Equanil (sevrage alcoolique), Hexaquine (crampes), Nexen (douleur), Valdoxan (dépression), Vastarel (angine de poitrine, vertige, acouphènes) et Zyban (sevrage tabagique. Pour publier ces conseils, « Que Choisir Santé » s’est appuyée sur les jugements émis par la revue médicale indépendante « Prescrire ».
QC Santé est servi sur abonnement (38,50 € par an) ou au numéro (3,50 € par n° +1,50 € de port). Écrire à Que Choisir - Service Abonnements – TSA 50 293- 92898 Nanterre Cedex 9.

 

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Consultation d'un généraliste à 23,50 € : un numéro d'illusionniste ! (12 février 2011)

L’UFC-Que Choisir refuse le numéro d’illusionniste de la CSMF qui tend à
masquer l’aversion de certains médecins à la télétransmission


La Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF) recommande à ses membres de répercuter sur les patients ne présentant pas leur carte Vitale la taxe de 0,50 € sur les feuilles de soins papier. L’UFC-Que Choisir refuse cette pratique, et appelle l’UNCAM à prendre toute mesure utile pour faire respecter les tarifs de consultation prévus par la Convention nationale qui la lie aux médecins.


Malgré les aides financières dont ils bénéficient, encore 27 % des médecins généralistes et 41 % des spécialistes refusaient en 2009 d’utiliser la télétransmission des feuilles de soin, ce qui engendre un surcoût de 200 millions d’euros par an pour l’Assurance-Maladie et un délai de remboursement accru pour le patient.


C’est dans ce cadre qu’a été introduite au 1er janvier 2011 une taxe de 0,50 € par feuille de soin papier. Afin de prémunir les praticiens contre toute pénalité liée à l’oubli ponctuel de la carte par leurs patients, la taxe ne s’applique qu’au-delà de 25 % d’utilisation de feuilles de soin papier sur l’année.


La CSMF appelle pourtant ses membres à pratiquer un tarif de consultation à 23,5 € pour les patients sans carte Vitale. Cela revient à faire supporter aux patients le refus, par certains médecins, de pratiquer la télétransmission, qui permet pourtant une baisse de 85 % des frais de gestion.


Rappelons qu’en signant une convention avec l’Assurance Maladie, les médecins en secteur 1 s’engagent à respecter le tarif opposable de consultation, aujourd’hui fixé à 23 € chez le médecin généraliste. En contrepartie, la collectivité prend en charge une partie des cotisations sociales des professionnels de santé, pour un coût total de près de 2 milliards d’euros par an, soit 46 % du déficit de l’Assurance Maladie en 2008.


Refusant ce qui s’apparente à une mascarade, l’UFC-Que Choisir :

 

- Appelle l’UNCAM à faire respecter les termes de la Convention nationale qui la lie aux médecins.


- Demande à l’ensemble des médecins d’entrer dans l’histoire numérique, en adoptant la télétransmission.


- Presse la CSMF de revenir sur son mot d’ordre inadmissible.

 

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MEDIATOR – Nos conseils aux victimes potentielles (10 février 2011)


1/ Rassemblez les preuves des préjudices

 

Vous êtes une victime potentielle de ce médicament ? Nous vous conseillons de rassembler tous les éléments susceptibles de démontrer le lien entre la prise du Médiator et la (les) valvulopathie(s) et/ou l'hypertention artérielle pulmonaire dont vous êtes affecté.

 

Pour cela, il vous faut :

  • rechercher les ordonnances prescrivant le Mediator,
  • si ce n'est pas déjà fait, contacter votre médecin traitant afin qu'il diagnostique les troubles indiqués ci-dessus et qu’il préconise des examens auprès d'un spécialiste, notamment une échographie cardiologique.
  • En cas de difficulté, demandez la transmission de votre dossier médical complet, par lettre recommandée avec accusé de réception.

 

2/ Rappels juridiques utiles

  • La procédure pénale en cours a été diligentée par des associations de consommateurs comme l'Association des victimes de l'Isoméride et du Mediator et l'UFC-QUE CHOISIR. Les 116 plaintes déposées l'ont été pour mise en danger de la vie d'autrui, homicides et blessures involontaires, tromperie sur la marchandise et sur les risques inhérents du produit. Cette procédure a pour but de faire condamner les Laboratoires SERVIER à une peine de prison et à une amende. Les victimes peuvent se constituer parties civiles pour demander réparation de leurs préjudices. Cependant cette procédure promet d'être très longue.
  • La procédure civile permet de demander réparation des préjudices subis directement devant le Tribunal de Grande Instance. Là encore il y a fort à parier que la procédure sera très longue.

 

3/ La meilleure solution

 

L'indemnisation par un fonds d'indemnisation paraît la solution la plus rapide. Elle permet d'indemniser les victimes sur dossier. Les associations de consommateurs et le Gouvernement sont favorables à cette solution. Le Ministre de la santé, Xavier BERTRAND préconise d'utiliser des fonds existant, gérés par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux et des affections iatrogènes, pour aller encore plus vite.

 

Le 24 Janvier 2011, le Laboratoire SERVIER a fait savoir qu'il acceptait de participer à la "mise en œuvre d'un fonds d'indemnisation" mais sans remettre en cause la défense de ses droits dans le cadre des procédures en cours. Les associations de consommateurs sont donc sceptiques et attendent de voir.

 

Nous vous tiendrons informé(e) des suites de la mise en place du fonds d'indemnisation et des procédures.

 

L’UFC-Que Choisir ne vous recommande pas de vous livrer à une entente (dite) amiable avec les Laboratoires SERVIER.
 

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Communiqué
18 janvier 2011

Victimes du Médiator
Pour un fonds d’indemnisation


L’association des victimes des accidents médicaux (AVIAM), l’association de défense des personnes victimes des effets secondaires des médicaments destinés à lutter contre le diabète et/ou la surcharge pondérale (ADVM), l’association des victimes de l’isoméride et du médiator (AVIM), l’association des victimes des maladies nosocomiales (LE LIEN), l’Association française des diabétiques (AFD), le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) et l’ UFC-Que Choisir réclament la mise en place d’un fonds d’indemnisation des victimes du Médiator seul susceptible d’apporter rapidement la compensation des dommages qu’elles ont subis.


Les associations souhaitent que ce fonds soit géré par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux et des affections iatrogènes (ONIAM) en associant étroitement les associations de personnes concernées dans la gouvernance de cette indemnisation, par le biais d’un conseil d’orientation auquel elles souhaitent participer.


Les associations réclament la réparation intégrale des préjudices subis par les victimes du Médiator.


Elles demandent que le laboratoire Servier contribue au financement du fonds.


Les associations ne recommandent pas le recours à des transactions amiables directes avec le laboratoire Servier.

 

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Communiqué de presse (13 janvier 2011)

Mediator® :
Symptôme d’une organisation malsaine du médicament à réformer de toute urgence !

 

Dans la perspective de la remise du rapport de l’IGAS sur le Mediator® qui n’est qu’un révélateur des graves disfonctionnements des systèmes de mise sur le marché des médicaments et de pharmacovigilance, l’UFC-Que Choisir et l’Association Française des Diabétiques réclament une généralisation du débat et formulent 4 propositions concrètes pour éviter tout nouveau drame sanitaire.

 

Alors que l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) s’apprête à rendre un rapport d’étape sur le Mediator® au ministre de la Santé, l’UFC-Que Choisir et l’Association Française des Diabétiques tiennent à souligner que cette affaire n’est qu’une nouvelle illustration dramatique des nombreuses failles du système français de mise sur le marché et de suivi du médicament.

 

Une influence déterminante des laboratoires
Les dérives de prescriptions observées dans le cas du Mediator®, loin d’être un cas isolé, sont dénoncées depuis longtemps pour de nombreuses spécialités. En 2007, l’UFC-Que Choisir dénonçait les dérives de prescriptions des médecins qui ne respectaient pas suffisamment les indications thérapeutiques par exemple avec le Plavix® et posait la question de l’influence des laboratoires en la matière.

 

Un système d’évaluation des médicaments obsolète
Le Mediator® vient encore rallonger la liste des médicaments qui obtiennent une autorisation de mise sur le marché (AMM) alors même que leur efficacité n’est pas démontrée. L’affaire souligne également des aberrations du système français de remboursement des médicaments. Le Mediator®, comme avant lui l’Acomplia® et de nombreux autres médicaments, n’aurait jamais dû continuer d’être remboursé par l’assurance-maladie compte-tenu d’un service médical rendu jugé insuffisant par la Commission de la Transparence.

 

Des systèmes cloisonnés au plan national et international
Le système français de pharmacovigilance dans le cas du Mediator®, comme précédemment avec le Vioxx®, le Diantalvic® ou l’Avandia®, a fait preuve d’incurie. Les signaux d’alerte à l’étranger ont été ignorés et le système de vigilance des effets indésirables a encore démontré ses limites. Toutes ces affaires illustrent enfin les défaillances de la chaîne de décision où aucune structure sanitaire ne veut, ou ne parvient à stopper la commercialisation de produits de santé à la fois inefficaces, dangereux et souvent prescrits sans respect des indications thérapeutiques.

 

L’UFC-Que Choisir et l’Association Française des Diabétiques souhaitent faire connaître leurs très grandes attentes vis-à-vis des résultats et des conclusions du rapport de l’IGAS. Et afin d’éviter tout nouveau drame sanitaire, les deux associations exigent des mesures concrètes pour une réforme du processus de mise sur le marché et de suivi des médicaments autour de quatre idées forces :

 

Limiter le pouvoir de l’industrie pharmaceutique dans la chaîne de décision

  • En réformant le système européen d’autorisation de mise sur le marché des produits de santé pour que le financement des agences ne dépende plus des demandes d’AMM donc des laboratoires, en gérant de manière plus efficace les conflits d’intérêts et en contrôlant les communications des laboratoires adressées aux médecins.

Contrôler et encadrer plus efficacement les pratiques de prescriptions médicamenteuses

  • En renforçant les liens entre l’Afssaps et les médecins et en créant un corps de visiteurs médicaux indépendants sous l’égide de la Haute Autorité de Santé.

Clarifier les prérogatives des structures sanitaires et leur coordination afin que les responsabilités ne soient plus diluées. Et améliorer la transparence dans les règles de prises de décision en donnant accès aux études analysées par les commissions en publiant les positions minoritaires et en imposant aux directions administratives de motiver leurs décisions quand elles ne suivent pas les recommandations des experts.
Renforcer et valoriser la pharmacovigilance

  • En renforçant les moyens financiers affectés à la pharmacovigilance, en réformant le dispositif de remontée des effets indésirables, en internationalisant les processus d’alerte.
  • En donnant aux associations de représentants des usagers de la santé un droit d’alerte et d’interpellation en cas de repérage de signaux problématiques sur un médicament, dans ce domaine également la démocratie sanitaire doit s’exercer.

 

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Réalité des engagements de l’agro-alimentaire sur l’obésité infantile :
la vérité sort du cartable des enfants !

Communiqué de presse UFC-Que choisir (07 décembre 2010)


Deux ans après les promesses de l’industrie agro-alimentaire de moraliser son marketing à destination des enfants(1), l’UFC-Que Choisir publie les résultats alarmants d’une étude qui souligne que les produits gras et sucrés sont plus que jamais présents dans les écrans publicitaires et par conséquent au cœur des habitudes alimentaires des jeunes consommateurs.


L’UFC-Que Choisir fait aujourd’hui la preuve que, depuis 2006, date de sa première enquête, le harcèlement nutritionnel des enfants s’est aggravé :

- non seulement les publicités pour les produits gras et sucrés constituent encore l’essentiel (80%) des publicités alimentaires diffusées durant les programmes pour enfants, et ce même si leur nombre a diminué,

- mais, aussi et surtout, 93 % de ces publicités figurent désormais durant les écrans ‘tous publics’, regardés par un nombre d’enfants encore plus important que ceux des programmes pour enfants (75% d’audience supplémentaire) (2).
 

En pratique, entre 6h00 et 21h00, un jeune regardant la télévision ne peut échapper au matraquage promotionnel de produits déséquilibrés puisque 4 publicités alimentaires destinées aux enfants sur 5 portent sur des produits trop gras ou sucrés !
Le résultat de ce torrent publicitaire est sans appel : l’alimentation déséquilibrée inonde, aujourd’hui plus qu’hier, les placards et les cartables :

- Dans les placards et les réfrigérateurs : la proportion de produits gras et sucrés consommés pour le petit déjeuner progresse de 17%, par rapport à 2006, et représente désormais 55 % de l’ensemble des produits relevés, celles consommées pour le goûter augmente de 25% pour atteindre 64 %. Et il ressort de cette étude que les 26 % d’enfants qui ont l’alimentation la plus déséquilibrée, sont aussi ceux qui regardent le plus les publicités (3).

- A l’école, dans le cadre d’une action pédagogique sur la nutrition (4), les associations locales de l’UFC-Que Choisir ont constaté que 76 % des aliments amenés à l’école par les enfants sont trop riches en sucre ou matières grasses ! Ces en-cas sans intérêt nutritionnel se composent principalement de confiseries (33%), de viennoiseries et de gâteaux (24%), ainsi que de biscuits gras ou sucrés (16%) promus à la télévision.
 

Ce constat criant de l’échec de l’autorégulation est d’autant plus alarmant que l’obésité et le diabète ont continué augmenter en France, et que les annonces officielles successives de mesures strictes n’ont jamais été suivies d’effet. Alors que la Loi de Santé Publique prévue pour 2009 se fait toujours attendre, l’UFC-Que Choisir, demande aujourd’hui au nouveau Ministre de la Santé, Xavier BERTRAND, de présenter au plus vite un projet de Loi prévoyant notamment :

- L’encadrement strict des publicités télévisées pour les produits les plus gras ou sucrés aux heures de grande écoute des enfants.

- La validation par le Programme National Nutrition Santé de programmes télévisés informatifs, afin d’aider les parents à identifier l’intérêt nutritionnel des produits alimentaires transformés.
- La gratuité de diffusion pour les communications sur l’équilibre nutritionnel émanant de l’Institut National pour la Prévention et l’Education Sanitaire.

 

1 En février 2009, par une charte signée sous l’égide des Ministres de la Culture et de la Santé, les professionnels s’engageaient à moraliser leurs pratiques publicitaires à destination des enfants
2 D’après chiffres Médiamétrie-Médiapart pour les enfants de 4 à 10 ans.
3 Sondage sur les habitudes alimentaires réalisé à domicile en octobre 2010 pour l’UFC-Que Choisir, auprès de 680 parents et enfants.
4 Action pédagogique réalisée entre septembre et octobre 2010, dans 17 départements, auprès de 2.000 élèves de 6 à 12 ans.

 

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SAGE
Commission locale d'amélioration de l'habitat - Conseil Général 29
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