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Sommaire de la rubrique " Carton rouge "

 

* Les représentants des consommateurs démissionnent de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne (09 mai 2012)

 

* Une lanceuse d'alerte condamnée sur plainte de la DDPP 29 ! (13 juin 2011)

 

* Arnaques en vue sur les charpentes et toitures (20 avril 2011)

 

* Un panier essentiel...lement hypocrite (09 avril 2011)

 

* Gestion de l'eau à Brest Métropole Océane (Juin 2010)

 

* Carte d'invalidité et stationnement (Juin 2010)

 

Lettre aux députés à propos de l'amendement Le Fur (22 juin 2010)

 

 

 

 

Les représentants des consommateurs démissionnent de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne
(09 mai 2012)

 

On sait généralement que, par leurs factures d’eau, les consommateurs contribuent pour 85 % au budget de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne. Ce que l’on sait moins, c’est que la voix de leurs représentants dans le Comité de bassin (le « parlement de l’eau ») est systématiquement snobée, ignorée. Les consommateurs sont ravalés au rang de vaches à lait. Après des années d’une telle aberration, ne se résolvant pas à faire de la figuration, les deux représentants de l’Union fédérale des consommateurs-Que Choisir dans cette instance ont préféré en démissionner.

Ci-dessous la lettre de démission de l’un d’entre eux, Daniel Bideau, administrateur national de l’UFC-Que Choisir. Les consommateurs sont en droit de connaître cette réalité.

>>>> Lire la lettre

 

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Une lanceuse d’alerte condamnée sur plainte de la DDPP 29 ! (13 juin 2011)


Lors d’un contrôle dans une exploitation agricole un inspecteur de la Direction finistérienne de la protection des populations (DDPP) oublie sa veste jetable. Elle contient une clé USB. Quelques jours après la visite, la comptable de l’exploitation trouve la clé au fond d’une poubelle. Curieuse, elle la lit à la maison et découvre une note faisant état de la non-conformité aux normes européennes des tests de détection des antibiotiques dans les laiteries finistériennes.
En mère de famille responsable et indignée, elle veut alerter la presse et avertir la société Entremont. Mal lui en prend. La DDPP porte plainte pour le vol de la clé USB d’une valeur de quelques euros. Mais, surtout, on veut casser celle qui dénonce le scandale et intimider les lanceurs d’alerte. Perquisition à son domicile, garde à vue. Et, pour finir, condamnation pour vol et amende de 300 €. Il ne faut surtout pas que le public sache que le lait finistérien n’est pas règlementairement contrôlé en ce qui concerne les antibiotiques. Là, on se sent vraiment protégé par la DDPP ! Après ça, on déplorera que la médecine soit rendue impuissante face à des épidémies contre lesquelles les antibiotiques sont devenus inopérants. La DDPP englobe l’ex DGCCRF (concurrence, consommation et répression des fraudes) et l’ex DSV (services vétérinaires).

(D'après le "Télégramme")

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Arnaques en vue sur les charpentes et toitures (20 avril 2011)

 

Monsieur F. de Concarneau nous écrit : « Suite à un démarchage téléphonique de AHF de Larmor Plage (partenaire de Bleu Ciel d’EDF), j’ai accepté un contrôle gratuit de ma charpente. Résultat : rien à signaler.
Le technicien constate que mon toit était couvert de mousse, surtout sur la surface orientée nord. J’accepte un devis de nettoyage de grande qualité de 7053,34 euros (prix groupement car il s’agit d’une opération globale sur Concarneau). Un devis isolé aurait atteint 8115,09 euros.
Ayant un doute, je vous ai appelé et vous m’avez conseillé de me rétracter. Je vous remercie car je viens de recevoir d’un couvreur qui travaillait dans la rue un devis de 772,20 euros !...

Je tenais à vous le signaler compte tenu de l’énorme différence au cas où vous auriez d’autres appels.
Vous remerciant à nouveau de vos conseils, je vous prie d’agréer...

Un adhérent de Guilers a également été contacté pour vérification de l’état de sa charpente. Il n’a pas donné suite.

 

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Un panier essentiel...lement hypocrite (09 avril 2011)

Annonces de F. LEFEBVRE sur l’alimentaire :
Un panier essentiel…lement au service de la grande distribution
et de la communication gouvernementale !


Dans le contexte de flambée des prix alimentaires et de l’attente d’une action résolue des pouvoirs publics pour garantir des prix plus justes aux consommateurs, l’UFC-Que Choisir accueille avec une amère déception le « panier des essentiels », présenté officiellement aujourd’hui par Fréderic LEFEBVRE, qui se révèle être un panier bien maigre aux contours mal définis.

 

Alors que depuis 4 ans, les prix sont maintenus à des niveaux particulièrement élevés sans justification probante, la grande distribution annonce de nouvelles hausses tarifaires d’ici les six prochains mois pouvant atteindre jusqu’à 10% pour les pâtes alimentaires, 20% pour le café et la farine... Or, en lieu et place de la régulation pour juguler les marges, réclamée par l’UFC-Que Choisir, le Secrétaire d’Etat à la Consommation présente aujourd’hui une mesure qui a tout du « gadget ».

 

En effet, sur la base de critères à géométrie variable, définis en toute discrétion par les seules enseignes, le panier rate les multiples cibles assignées par F. LEFEBVRE : représentativité des produits retenus, niveau de prix et qualité nutritionnelle :

 

- Choix des produits : non seulement les produits sont présents en nombre dérisoire (10 minimum), mais leur choix est laissé à la seule appréciation des enseignes. Rien ne permet de garantir que les produits choisis seront représentatifs des habitudes de consommation des ménages les plus modestes.

 

- Niveau de prix : aucun niveau maximal de prix n’est défini, aucun engagement chiffré n’est donné pour contenir l’inflation, pas plus que pour améliorer la transparence dans la construction des marges.

 

- Qualité nutritionnelle : ni le ministère de la Santé, ni le Programme National Nutrition Santé n’ont été associés au choix des produits concernés, ce qui laisse le champ libre aux dérives sur la communication des bénéfices nutritionnels de cette action.

 

Par sa faible ampleur et ses contours mal définis, ce panier a tout de l’effet d’annonce pour tenter de faire oublier la hausse actuelle des prix et la mauvaise qualité nutritionnelle de l’offre alimentaire.

 

Pire, il peut être contre-productif en raison d’un effet pervers : en ciblant sur quelques produits, et en laissant de côté les milliers d’autres références de l’enseigne, les consommateurs pourraient croire que l’ensemble des produits promus dans la grande surface bénéficie de cette « charte qualité/prix ». Le « panier des essentiels », risquerait dès lors de n’être qu’un panier d’appel.

 

Rappelons en outre que cette idée de panier-type n’est pas nouvelle… Décidément, à chaque ministre en charge de la Consommation, son annonce en trompe l’oeil sur un panier type ! Après feu le « charriot-type » de Thierry BRETON, ex-ministre des Finances, puis l’initiative mort-née du « panier-type » de Luc CHATEL, secrétaire d’Etat à la consommation, c’est aujourd’hui au tour de Fréderic LEFEBVRE de s’engager dans cette impasse.

 

Plutôt que persister sur ce panier sans avenir, l’UFC-Que Choisir rappelle au gouvernement ses propositions pour atteindre le double objectif d’une meilleure nutrition et de prix plus justes : une initiative législative ou réglementaire pour l’amélioration de la qualité nutritionnelle de l’ensemble des produits transformés, et l’encadrement des marges des opérateurs à travers l’instauration d’un coefficient multiplicateur et la restauration d’une véritable concurrence entre enseignes.

 

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À BMO l’eau reste opaque

Juin 2010

 

© istock photo


En mai dernier, l’AL de Brest a demandé pour la énième fois aux responsables de BMO de prendre les moyens d’y voir clair dans les comptes de Veolia, le délégataire des services publics de l’eau et de l’assainissement. Évidemment il faut pour cela une volonté politique forte. Il faut aussi prendre les moyens qui conviennent. Ceux-ci consistent en le choix d’un cabinet d’audit particulièrement compétent et indépendant. Nous en avons conseillé un, aujourd’hui bien connu : le cabinet de Patrick du Fau de Lamothe qui a fait ses preuves. Il a notamment fait récupérer à la communauté urbaine de Bordeaux 233 millions d’euros !
Il se trouve que l’adjoint de BMO en charge du dossier connaissait cet expert-comptable. Mais non ! Il n’a pas été choisi, faute d’avoir soumissionné. Dommage ! Un autre cabinet, DE Conseil, l’a été, mais les résultats de ses investigations sont prodigieusement longues à venir. Et les associations représentées à la CCSPL* (dont Que Choisir Brest) ne pourront les avoir - au mieux - qu’à l’automne, en principe juste au moment du choix de la gestion future de l’eau et de l’assainissement. Vraiment pas de chance ! Quant à faire expertiser l’auditeur choisi et les résultats de son « enquête de fin de contrat » par le cabinet compétent précité, BMO s’y refuse.
Bref, l’opacité sur ces dossiers persiste et semble avoir encore de beaux jours devant elle. Dommage, car cela ne peut manquer d’alimenter les soupçons. Dommage aussi car les réunions publiques organisées ce printemps par la collectivité étaient d’excellentes opportunités d’éclairer la population. Mais elles se sont prudemment contentées de généralités. La réalité économique locale est-elle trop " complexe " pour être comprise ?
Commission consultative des services publics locaux. 

 

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Handicapé de l’humour

Juin 2010

 


Une carte d'invalidité et une de stationnement sont demandées par un handicapé auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapé(e)s le 1/12 2009. L’accord est donné par la commission le 18 mars 2010 et le courrier parvient au demandeur le 27 mars.
La carte d'invalidité est accordée pour un taux supérieur à 80 %. La carte de stationnement, elle, est accordée pour la seule période du 1 décembre 2009 au 20 février 2010. Or, cette dernière date est justement celle du décès de la personne, ce que n’ignorait pas l’administration. Accorder une autorisation de stationnement post-mortem est un genre d’humour très particulier que n’apprécie aucun entourage de défunt. Espérons que, la prochaine fois, la Maison départementale des personnes handicapées relira ses envois pour ne pas laisser partir une telle sottise. 

 

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Lettre aux députés à propos de l'amendement Le Fur (22 juin 2010)

 

Union Régionale de l’U.F.C.-Que Choisir
3 rue Pierre Cléret
22120 YFFINIAC


Objet : Projet de modification du plafond d’autorisation des élevages porcins

 

Monsieur le Député,


La Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale doit proposer à l’assemblée plénière un amendement à la loi de modernisation agricole, à l’initiative de plusieurs députés. Elle souhaite, en matière de porcheries, augmenter le plafond de cheptel séparant la simple déclaration de la procédure d’autorisation. Le plafond actuel est de 450 places (soit une production de 1125 porcs), le nouveau plafond demandé est de 2000 places (soit une production de 5000 porcs).

Les conséquences de cette multiplication par quatre de la facilité d’extension des cheptels porcins sont faciles à prévoir : une augmentation des rejets d’azote, de phosphore, de bactéries, qui viendront encore augmenter la pollution des terres, de l’air, des eaux douces et du littoral. Ceci alors que la Bretagne héberge déjà plus de 60 % de la production française de porcs sur seulement 7% de la surface agricole utile. Chacun sait que la solution de bon sens réside dans la réduction des cheptels, et ce projet orienterait la course à l’envers, vers le toujours plus !

Par leurs impôts et la redevance qu’ils règlent à l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne les consommateurs ont déjà payé près de 2 milliards d’euros. Avec l’échec que l’on constate, en matière de marées vertes entre autres. Ce projet constitue un véritable camouflet pour eux. L’Union Régionale Bretagne de l’UFC-Que Choisir s’élève avec la plus grande fermeté contre un tel projet. Il est injuste et totalement inacceptable pour les consommateurs-contribuables.

Il devrait l’être également pour les Représentants de la Nation à l’Assemblée nationale car, sinon, ils se montreraient totalement incohérents dans leurs décisions. Ils se révèleraient également plus à l’écoute de certains intérêts catégoriels que soucieux de l’intérêt général.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de nos sentiments distingués.

 

Le référent « Environnement »
de l’U.R. Que Choisir Bretagne,

Jean-Pierre OSMAS

Pour le Président et par intérim,
le vice-président,

Michel MERCERON


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